40 Jahre Saarlouis Eisenhüttenstadt: Eine Partnerschaft im Wandel… nouvelle exposition photographique
Le vernissage de l’exposition « Faszination Festungsbaukunst – Forschender Blick, ästhetische Betrachtung », le 23 mai 2026, à Eisenhüttenstadt, ville du Brandebourg située sur la rive ouest de l’Oder, face à la Pologne, m’a profondément honoré.
À propos de l'exposition
J’ai été très sensible au fait que la ville de Saarlouis ait choisi de présenter cette exposition, initialement montrée pendant plusieurs mois en 2024 dans la ville éponyme, dans le cadre des célébrations du 40e anniversaire du jumelage entre Saarlouis et Eisenhüttenstadt. Cet événement était alors tout à fait exceptionnel et sans doute unique. Avant la chute du mur et la réunification allemande, ce jumelage avait permis à quelques habitants des deux villes de se rencontrer en dépassant largement les clivages politiques, ce qui constituait une véritable première à cette époque.
Le choix de cette thématique par la ville de Saarlouis s’inscrit également dans sa propre histoire, puisque cette ancienne forteresse compte elle aussi parmi les places fortes et les villes neuves créées par l’illustre ingénieur français Vauban.
Cette exposition, composée de 62 clichés, doit beaucoup au travail de Benedikt Loew, conservateur du musée de la ville de Saarlouis. Les dimensions de l’exposition initiale, qui comptait plus d’une centaine de photographies, ont en effet nécessité une importante réduction, tout en intégrant quelques images supplémentaires que j’avais réalisées pour mettre plus spécifiquement en valeur Saarlouis. Le choix, forcément délicat, s’est résolument orienté vers les aspects esthétiques, mieux adaptés au public des visiteurs que ne l’était la confrontation, plus ambitieuse, entre esthétique et réflexion scientifique qui caractérisait l’exposition initiale.
| Texte de présentation rédigé par Mme Maria Wundersee, conservatrice du musée et de la galerie d'art d'Eisenhüttenstadt. |
L’accrochage et la mise en lumière ont été superbement réalisés par la conservatrice Maria Wundersee et son équipe, sous la conduite de Benedikt Loew, qui bénéficiait, à juste de titre, de toute ma confiance. J’ai découvert un ensemble d’une rigueur exemplaire le 23 mai dernier, à l’occasion du vernissage, et j’en ai été ravi. J’exprime à toutes et à tous ma profonde gratitude.
L'exposition sera visible encore pendant plusieurs mois, du 23.05.2026 bis 19.09.2026
| Benedikt Loew, conservateur du musée de Saarlouis (à droite), en compagnie d'un membre du musée et de la galerie d'art d'Eisenhüttenstadt : un team très efficace et un résultat exceptionnel ! |
Le 23 mai 2026… vernissage !
Le vernissage a été précédé d’une très courte nuit, car, à la suite d’un quiproquo, la conférence initialement prévue avait été remplacée au dernier moment par un discours. En règle générale, mes interventions sont entièrement libres, mais elles sont toujours précédées d’une réflexion approfondie. Ici, le défi était triple : intervenir en allemand, sans texte écrit, et tenir une quinzaine de minutes ! J’ai décliné mon propos à partir d’une série de mots-clés et, malgré quelques fautes de syntaxe, j’en suis sorti satisfait ; plus important encore, les retours ont été très positifs.
Enfin, après les discours de M. le maire d’Eisenhüttenstadt, Marko Henkel, des conservateurs des musées et des représentants de la ville de Saarlouis, le vernissage a donné lieu à des échanges particulièrement riches.
| Un espace sous bonne garde ! |
| Une forme d'art qui appartient désormais à l'histoire. |
| Maria Wundersee, conservatrice du musée d'art et d'histoire d'Eisenhüttenstadt |
| Marko Henkel, maire d'Eisenhüttenstadt |
| Christiane Baehr, un des excellents émissaires de la ville de Saarlouis |
| Benedikt Loew, conservateur du musée d'histoire de la ville de Saarlouis |
| Un accompagnement sous la forme de partitions de jazz de très bonne tenue. |
Eisenhüttenstadt, une ville socialiste modèle : un héritage architectural exceptionnel
Eisenhüttenstadt est une ville socialiste modèle, conçue comme la matérialisation de la ville socialiste idéale. Comme Saarlouis, elle est née d’un projet urbain entièrement nouveau, implanté au cœur d’une pinède du Brandebourg, mais en 1951. Sa création répondait à la nécessité de développer l’industrie lourde sur les rives de l’Oder. L’aciérie nouvellement fondée, proche du village médiéval de Fürstenberg, avait besoin de plusieurs dizaines de milliers de travailleurs et donc, par conséquent, de logements. Bien avant les ensembles d’habitation en béton préfabriqué, elle témoigne d’une recherche esthétique qui devait offrir un cadre de vie de qualité. Les clichés réalisés avec mon téléphone en donnent un aperçu. L’ensemble urbain, aujourd’hui débarrassé de ses verrues de béton, est classé au titre des monuments historiques et mérite largement le détour.
Une escapade vers la forteresse de Küstrin, aujourd'hui en territoire polonais.
Enfin, la proximité de la frontière polonaise — et le litre de gazole à 1,59 € (au moment où je rédige ce billet, 2,30 € en France) ! — nous a conduits, en bonne compagnie, vers la ville aujourd’hui polonaise de Küstrin, dont les vestiges des fortifications remontent au XVIe siècle. Superbe !
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