Fortifications d'Ancône (Ancona, Italie) — Torre di Guardia



À quelques kilomètres au sud d’Ancône, se trouve la baie de Portonovo, aujourd’hui un parc naturel et un lieu d’excursion particulièrement prisé… Outre la qualité des paysages, l’amateur d’architecture militaire y trouvera également son compte !

Pourtant, il ne fait pas se méprendre… Si la tour de guet du début du 18e siècle est d'une très bonne bonne facture, le « fort napoléonien » réserve quelques surprises !









Une brève balade aérienne.

Torre di Guardia (Torre Clementina) — Tour de guet du début du 18e siècle

Construite en 1716 sur les ordres du pape Clément XI, pour contrer les raids de pirates. L’emplacement retenu, un peu en avant du mont Cornero, permet d’observer une large partie du littoral. Prenant la forme d’un simple carré dont le premier niveau est sensiblement plus épais, sa situation lui confère une élégance certaine. L’ouvrage utilise, pour le premier niveau, une pierre blanche locale du plus bel effet qui offre une forte assise à la tour dont les étages supérieurs sont faits de brique. L’ensemble est surmonté d’une plateforme dans le type des mastio italiens. L’ensemble est couvert d’un toit de tuiles dont on peut toutefois douter du caractère contemporain de la construction (rénovation ?).






 


Après l’unification de l’Italie, la tour fut achetée par le poète et entrepreneur Adolfo de Bosis. Au fil des ans, elle accueille de nombreux poètes et écrivains, dont Gabriele d’Annunzio, contemporain et grand ami d’Adolfo. Aujourd’hui, la tour appartient toujours aux héritiers de sa famille.



Le « fort napoléonien ».

Une batterie de côte a été construite par les Français, en 1810, pour couvrir la baie et contribuer à la protection du port d’Ancône. Si les propriétaires actuels se targuent de l’authenticité du bien, il s’agit en réalité d’une reconstruction des années 1960 presque complète qui abrite aujourd’hui un hôtel.
Même s’il ne s’agit que d’un pastiche, on doit toutefois convenir que l’ensemble a de l’allure !






Plus intéressant, les pièces d’artillerie navale restaurées, longtemps utilisées comme bites d’amarrage : un exemple intéressant de pièces de 12 dont certains marquages ont été conservés.




DR Balliet JM — 2018





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