La place forte de Briançon — L’enceinte urbaine

Briançon, l’un des 12 sites inscrits au patrimoine mondial de l’œuvre de Vauban, bénéficie, outre un climat exceptionnel, d’un label « Ville d’art et d’histoire » dont le service du patrimoine de la ville de Briançon est le moteur essentiel. L’accueil, la disponibilité et la qualité des échanges avec ses personnels, tout particulièrement de son responsable, Mme Fouilloy-Julien, et de Françoise, ont été aussi remarquables qu’appréciés.
La richesse du site ne permettra pas d’aborder tous les aspects par le biais de ce modeste billet. D’autres éléments remarquables, le Pont d’Asfeld, le Fort des têtes, le Fort des Salettes, la communication Y et quelques autres, seront évoqués dans des billets à venir.
Si Briançon est connue depuis le Moyen Âge, c’est au XVe, comme important nœud commercial, qu’elle connaît sa période faste. Par la suite, elle connaîtra les vicissitudes liées à des conflits incessants et, au XVIIe, deux incendies majeurs dont celui de 1692 nécessitera une reconstruction d’ampleur à l’intérieur d’une nouvelle enceinte due à Vauban.
Vauban modernise l’enceinte urbaine en la dotant de nombreux ouvrages, appelés « dehors » mais également de portes, porte d’embrun et Porte de Pignerol, ainsi qu’une caserne et deux poudrières. La tâche était loin d’être aisée car l’empreinte urbaine est marquée par un fort dénivelé que domine l’actuel Fort du château. Les travaux menés dans des conditions climatiques difficiles arriveront néanmoins presque à terme dès 1700. Vauban en était satisfait mais son projet de ville basse protégé par une enceinte ne verra pas le jour.
C’est toutefois le traité d’Utrecht (1713) qui place Briançon en première ligne en remodelant, entre autres, la frontière de la France avec le Piémont. Le plastron de places fortes qui couvraient Briançon (Exilles et Fenestrelles) était perdu pour la France. C’est alors que Briançon connaîtra de très importants développements en matière de fortifications puisque, entre 1721 et 1734, ce seront cinq forts ou redoutes se soutenant mutuellement qui seront construits : Fort du château, Fort des Têtes, Fort du Randouillet, Fort Dauphin et la Redoute de Berwick (actuel Fort des Salettes). L’ensemble est complété par le fameux Pont d’Asfeld (1729-1731) reliant la ville au Fort des Têtes ainsi que par la « Communication Y » qui relie le Fort des Têtes au Fort du Randouillet. Nous y reviendrons ultérieurement.



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