La place forte de Mont-Louis


INTRODUCTION

Pris par de nombreux projets maintenant réalisés ainsi qu'un cortège d'obligations auxquelles je devais me soumettre, il convient de reprendre, enfin, le fil de notre blog après de longs mois de silence.
Entretemps, le matériel s'est accumulé, qu’on en juge… les fortifications Hollandaises du 17e au 18e, la citadelle de Lille avec pour résultat un très beau documentaire auquel nous avons eu le plaisir de contribuer activement (cf. Arte - Musée du Louvre), les fortifications de Brest et, plus récemment, un voyage d'étude dans le Roussillon et les Pyrénées Orientales, quelques publications, etc. Nous y reviendrons au fil des articles du blog.
C'est par les événements les plus récents que nous débuterons avec un focus sur l'œuvre de Vauban dans les Pyrénées Orientales qui sera développé dans une série d’articles.

À l'attention de nos lecteurs allemands…
Nach einer längeren Schweigezeit von mehreren Monate, ist es endlich soweit : der Dornröschenschlaf meines Blogs ist jetzt vorbei. Es gibt sehr vieles zu berichten sowohl im Bereich Festungskunde wie auch Publikationen und die Teilnahme an einem Dokumentarfilm über die Vaubansche Zitadelle von Lille.
Zum ersten werden wir über unsere Reise in den Pyrenäen berichten wo viele Festungsanlagen von vauban zu besichtigen sind.


La place forte de MONT-LOUIS

Après le traité des Pyrénées (1659), une frontière politique se dessine entre la France et l'Espagne. Il appartient alors à chaque royaume de marquer son autorité en sécurisant la frontière par un ensemble de forteresses ou de places fortes.
Dans bien des cas, il s'agit de moderniser ou d'adapter à de nouvelles missions des fortifications existantes. Lorsqu'il faut s'installer aux portes de la Cerdagne, dans le Haut Conflent, il appartient à Vauban de déterminer le site. Il opte in fine pour la construction d'une ville neuve, une des neuf villes construites ex nihilo sous la houlette de Vauban, Mont-Louis.
Les travaux débutent dès 1679 mais rapidement l'envergure du projet doit être réduite en raison des habituelles contraintes financières. En dépit d'un climat très rude, l'essentiel des travaux se termine en 1682 et, à l'instar de Neuf-Brisach, ce sont les aménagements qui tarderont à être réalisés (l’église n’est terminée qu’en 1737).


La place forte se réduit alors à une imposante citadelle (aujourd'hui encore entièrement dans le domaine militaire puisqu’abritant le CNEC), une petite ville et son enceinte urbaine.
L'ensemble fortifié s'offre agréablement aux yeux du visiteur : le front bastionné est clairement visible. La disposition des différents bastions et les changements de niveaux permettent une lecture aisée du système de fortification bastionnée dessiné par Vauban.

Front de la porte de la ville
Mont-Louis, ville fortifiée la plus haute de France (1600 mètres d’altitude), occupe indubitablement une place de choix dans l'œuvre de Vauban,. Inscrite au patrimoine de l'Unesco depuis 2008, elle le doit avant tout par l'excellence du site et à son état de conservation.

Enceinte urbaine - Guérite du bastion Saint-Pierre
Il convient également de souligner les liens étroits qui unissent armée et nation à travers l'intérêt que porte le CNEC (Centre National d'Entraînement Commando) à l'entretien et à la valorisation du site malgré les contraintes qu'engendrent inévitablement de telles installations.
Il convient enfin de remercier l’ensemble de l’équipe de l’OT de Mont-Louis, et tout particulièrement Magali, pour la qualité de son accueil et sa disponibilité.



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