Saint-Martin-de-Ré

Lors de notre séjour en Charente-Maritime au mois d’octobre, nous avons subi de manière itérative les caprices d’un temps maussade voire résolument mauvais, tout particulièrement alors que nous séjournions à Saint-Martin-de-Ré. La perception du patrimoine fortifié a été mitigée... A l’image du temps ! Cette vision est très certainement faussée puisque l’accueil a été charmant et la gastronomie au rendez-vous !

Inscrite dans le cadre du Réseau Vauban au patrimoine de l’Unesco en 2007, Saint-Martin-de-Ré, assis sur la côte nord de l’île de Ré, représente un exemple dans l’œuvre de Vauban d’un réduit insulaire. Vauban fera bâtir en 1681 une citadelle associée à une enceinte urbaine largement dimensionnée et abritant un petit port. Aujourd’hui l’ensemble semble bien conservé même s’il est amputé d’un secteur très important, sinon le plus important, la citadelle. En effet, elle abrite aujourd’hui encore un important pénitencier et ne peut être visitée.
On remarquera tout particulièrement deux portes, la Porte de la Flotte (aujourd’hui Porte Thoiras) et la Porte de la Couarde (aujourd’hui Porte des Campani), dont certains éléments sont particulièrement bien conservés : de lourdes portes en bois clouté et des guides pour des orgues (un modèle de herse sensiblement amélioré par Vauban). Les armes royales ont cependant été martelées durant la période révolutionnaire. Ces accès sont très classiquement protégés par une demi-lune comprenant un corps de garde.
L’enceinte est formée de bastions à orillons et les fossés ont conservé leurs cunettes. On remarquera enfin sur le front de mer, quelques ouvrages de fortification datant de la seconde moitié du XIXe.
Enfin, une poudrière, le magasin à poudre Saint-Louis, est peu ou prou conservée. On notera que sa protection est renforcée par un impressionnant cavalier surmontant le bastion Saint-Louis.
Une nouvelle visite s’impose certainement... mais en profitant d’un temps plus clément !







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